Voici donc deux bonus pour ceux d'entre vous qui ont apprécié ma nouvelle "De l'encouragement au progrès" (pour ceux qui seraient arrivés sur cette page un peu par hasard, il n'est pas trop tard pour la lire ;) ), appartenant au sous-genre SF de la rétro-fiction et lauréate du 5ème tournoi des nouvellistes organisée par la revue du nouveau monde.

Elle est maintenant publiée :) Plus d'infos ici !

PREMIER BONUS

 

Voici, en avant-première, la superbe illustration de cette nouvelle réalisée par Guillaume Czakow en vue de la publication prévue en 2015 du Hors-série n°2 de la revue du Nouveau Monde.

expo (De l’encouragement au progrès - de Guilaume Czakow)

 

SECOND BONUS

Le site du Nouveau Monde m'a demandé de rédiger un article, présentant la genèse de cette nouvelle. Voici le résultat de cet exercice...

 

 

Chers lecteurs,

On me dit que vous pourriez être intéressés par la genèse de ma nouvelle "De l'encouragement au progrès". C'est avec plaisir que je me livre à cet exercice, en cherchant à être le plus sincère possible, bien qu’il soit souvent difficile de découvrir tous les méandres de l'inspiration et de l'alchimie neuronale à l'origine de l'écriture.

Pour cela, suivez-moi plusieurs décennies en arrière, dans les années 70. Je me revois allongé sur un tapis chez mon grand-père, né en... 1893 ! Je dévorais, métaphoriquement fort heureusement, sa collection reliée de la revue l'Illustration. Je passais des heures à voyager de par le monde au fil des gravures - je me souviens encore celle de l'exposition universelle de 1889 - laissant mon imagination divaguer à la lecture de faits divers qui, bien que très factuels et synthétiques, possédaient un pouvoir évocateur d'une grande puissance.

De ces heures, j'ai gardé un intérêt presque romantique pour le Paris de la fin XIXème et du début XXème. Toute occasion était bonne pour compléter ma perception de cette période, des romans de Gustave Flaubert, de Victor Hugo ou d'Alexandre Dumas jusqu'aux caricatures de Daumier.

Adolescent, j'ai suivi Jules Verne dans ses “voyages extraordinaires”. Parents, grands-parents, parrain et marraine étaient mis à contribution pour m'offrir des fac-similés de la fameuse édition d'Hetzel. L’émotion était encore plus grande quand j'ai pu lire certains romans dans l'édition originale grand format.

Une autre source d'inspiration, délibérément anachronique, fut pour moi les aventures de Tintin. Je pense que vous n'aurez pas eu de mal à reconnaître la Castafiore, même si j'ai légèrement italianisé son nom. La pierre aux pouvoirs étranges n'est pas non plus sans lien avec l'Etoile mystérieuse. À propos de cette pierre, la poursuite sur le Vésuve est inspirée d'une sortie sur ce volcan, où j'accompagnais un groupe de lycéens. Dans mon texte se cachent encore d'autres références, mais je vous laisse le plaisir de les trouver par vous-même !

Une fois toutes ces sources d'inspiration réunies, il fallait encore construire une histoire. Je voulais que ce soit de la science-fiction, qu'elle se passe fin XIXème à Paris, qu'elle rende hommage à Jules Verne et que la Tour Eiffel en soit un des "personnages" et ait un rôle clé. Il fallait donc qu'elle se déroule sur une période assez longue...

Avant de commencer la rédaction de mon texte, je me suis alors documenté de manière à rendre mon histoire la plus proche possible de la réalité historique, hormis ce qui relève de la fiction, bien sûr. Il en est par exemple ainsi des débuts difficiles de la carrière de Jules Verne ou encore de la genèse de la Tour Eiffel, sauf peut-être pour l'usage que mon héros en fait... quoi que ;) Avez-vous été voir ce qui se trouve au sol entre ses piliers, à l'exact milieu ?

Une dernière confidence, quand j'écrivais la scène finale, j'imaginais la gravure qu'aurait pu dessiner Benett, l'illustrateur des éditions originales des “voyages extraordinaires”.


Erik Vaucey