portrait valérie Brun

 

En découvrant ses textes,
j'ai d'abord été captivé par sa manière bien à elle
de nous plonger en quelques phrases
dans un décor historique très spécifique.
Si elle avait été adepte de la "fantasy",
j'aurais pu la croire capable d'utiliser pour cela
des charmes d'enchantements.


J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Valérie Brun

 

EV : Bonjour Valérie. Tout d’abord, qui es-tu ?

VB : Bonjour, je suis une maman de deux adolescents qui partage sa vie entre son job, sa famille et… l’écriture !

EV : Une vie que j'imagine bien occupée !
Depuis combien de temps écris-tu des nouvelles ?

VB : Depuis un  peu plus de 7 ans. J’ai commencé en 2008 par un concours de nouvelles. Plus tard, en 2011,  les éditions Jacques Flament m’ont donné ma chance en publiant mon premier recueil, « Les papillons noirs ».

 photo papillons noirs

EV : Comment en es-tu venue à écrire ta première nouvelle ?

VB : Je rêvais d’écrire un recueil de nouvelles, ou un roman, depuis l’adolescence sans jamais oser me lancer. Et puis, un samedi, en me rendant à la bibliothèque de mon quartier, j’ai découvert une annonce pour un concours de nouvelles. Je me suis dit « et si je tentais ma chance ? »  De fil en aiguille, mes textes se sont multipliés,  j’ai aussi découvert le forum « maux d’auteurs » où j’ai rencontré plusieurs amis de plume… Un beau jour, à force d’être encouragée, j’ai rassemblé des nouvelles qui me semblaient être reliées par un même fil rouge que j’ai adressées à quelques maisons d’édition. Ensuite, la chance m’a souri.

EV : Une fois encore, je relève l'intérêt des concours de nouvelles et des forums d'auteurs pour encourager de nouveaux talents.
Quelles qualités trouves-tu aux nouvelles par rapport aux autres formes littéraires ?

VB : C’est une forme très exigeante ! Du 1er au dernier mot, nous n’avons pas le droit de lâcher le lecteur ! Le rythme, le choix du vocabulaire, la concision du style… Chaque détail compte ! C’est un genre qui nous apprend à faire des choix, à couper (lorsqu’on trouve qu’une phrase est bien écrite, si elle n’apporte rien à l’ensemble, il faut la supprimer). Renoncer est un acte parfois difficile, mais nécessaire. Pas de palabres. Pas de pitié.

EV : Le lecteur n'imagine sans doute pas tous les renoncements de l'auteur ;)
Quels sont les genres littéraires que tu abordes dans tes écrits
 ? 

VB : J’aime jouer les conteuses en me glissant dans les failles de l’Histoire, explorer les âmes et sonder les cœurs à travers les siècles.

EV : Comment te vient habituellement l’inspiration ?

VB : C’est très variable. Cela peut venir d’un article, d’une expo, d’une image… Ma formation d’historienne m’influence.

EV : Peux-tu nous en dire plus sur tes habitudes d’écriture ?

VB : Je cours tous les jours pour rattraper le temps, il file trop vite ! J’essaie de m’isoler mais l’un de mes enfants a toujours besoin de moi au moment où je me mets à écrire… J’ai donc appris à travailler dès qu’une opportunité se présente. Notamment le soir, après 21 heures, le mercredi après-midi, le week-end ou pendant les vacances. De préférence, chez moi, sans musique. Souvent une idée, une scène mûrit dans ma tête. En parallèle, je dois parfois me documenter afin de m’assurer que mes pensées soient cohérentes par rapport à la réalité historique (en particulier si je plonge au cœur du Paris du 18ème siècle comme ce fut le cas pour la nouvelle « Funeste triomphe »). Ensuite je m’installe devant mon ordinateur. Mes carnets ne me servent qu’à noter des détails, des pistes, des plans. Quand je pense que mon projet a pris forme (une nouvelle, un chapitre de roman) et que je peine à prendre du recul et bien je l’envoie à mes amies de plumes qui n’hésitent pas à pointer ce qui leur plaît… ou pas ! J’ai confiance en elles. Je sais qu’elles respectent mon travail et ne chercherons pas à le dénaturer, au contraire, elles remettent en question les aspects maladroits (au niveau du fond ou de la forme) qui nécessitent de l’être.

EV : Les amis de plume. Une réalité bien vivante (et méconnue) de la plupart des auteurs que je croise.
As-tu une anecdote à raconter à nos lecteurs sur ta vie d’auteur ?

VB : Il y a 2 ans, je me suis pointée à une séance de dédicaces d’Anna Gavalda. Toute timide, je lui ai offert mon recueil « Le sort en est jeté » en me disant, « jamais elle ne le lira ». Quelle mauvaise langue j’ai été ! Quinze jours plus tard, elle m’écrivait pour me dire qu’elle avait adoré mes nouvelles !!!! Ce fut un superbe encouragement !

EV : J'imagine ! Une belle reconnaissance aussi :)
Quels conseils donnerais-tu à celui qui voudrait écrire des nouvelles ?

VB : Se lancer et surtout être prêt à reprendre des dizaines de fois son texte !!!! Il faut aimer fignoler ! Personnellement, j’adore !!!! Affiner les détails, traquer les imperfections… Il me semble que c’est au cours de cette phase de travail que notre patte s’imprime définitivement, qu’elle permet à notre texte de prendre une teinte originale.  

EV : Et à un lecteur de nouvelle ?

VB : De s’en gaver !!!!! Et, de ne pas hésiter à sortir des sentiers battus pour aller à la découverte des trésors publiés chez de petits et courageux éditeurs ou dans les revues !!!!  

EV : S’il y avait un livre que tu as lu et apprécié et dont tu aurais aimé être l’auteur, ce serait lequel ?

VB : Un seul ? C’est dur… « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître pour des tonnes de raison : une écriture simple, fluide et pourtant si riche, un humour bien dosé, une trame sans fausse note…

EV : Qu’aimerais-tu ajouter ?

VB : Je trouve dommage que les libraires aient tendance à refuser de commander chez les petits éditeurs qui n’ont pas de diffuseurs !!! Il devrait y avoir plus de solidarité au sein de la chaîne du livre. Oui, je sais, que je prêche dans le vide…

croisée  sort     

EV : Et pourtant, ils se plaignent rarement des "petits" auteurs qui donnent de leurs temps pour animer leurs librairies pour des séances de dédicace...
As-tu déjà été publiée ?
(Si oui, petite bibliographie)

VB : Depuis 2011, j’ai cette chance.

Voici mes bébés littéraires :

  • « Les papillons noirs », recueil de nouvelles, éditions Jacques Flament
  • « La croisée des volontés », roman co-écrit avec Bernard Bossé, éditions Plumes de longue envolée
  • « Le sort en est jeté », recueil de nouvelles, éditions Le huchet d’or, primé meilleur recueil au salon du livre d’Allevard en 2013
  • « 44 », novella, éditions Jacques Flament
  • « Un pacte au goût de cendres », éditions Le huchet d’or, roman primé au concours international de Servon sur Vilaine en 2015
  • « Innocences envolées », recueil de nouvelles, éditions Zonaires

    44 pacte  Couverture Innocences envolées Recto

EV : Où peut-on te retrouver ? 

VB : Voilà une question qui me rappelle que je dois ouvrir un compte Facebook depuis des mois !!!

Mais on peut me joindre par mail sur l'adresse vabrun@yahoo.fr (pour un retour critique ou une commande de livres dédicacés par exemple).

Sur le Web, je suis « ptit lu » sur le forum littéraire « maux d’auteurs » 


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