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Le nouvelliste de cette quinzaine
est un personnage à part dans la blogosphère.

Derrière de nombreux pseudonymes,
il se cache dans un univers aussi fantastique que ses écrits.
Il a néanmoins accepté de répondre à nos questions...

Sylvain-René de la Verdière, sois le bienvenu !

EV : Bonjour Sylvain-René. Tout d’abord, qui es-tu ?

SRV : Je suis un personnage fictif, créé en 2013 pour être l’un des acteurs principaux de saynètes publiées en ligne sur le blog "Les deux Zeppelins". Le personnage en question ayant finalement sombré dans l’anonymat, j’ai décidé que c’est l’auteur des textes qui porterait cette identité. L’histoire veut que je sois membre du Club Memento Temporis, une association de voyageurs temporels fondée à la fin des années 1920 et proche de l’Institut d’Ethnocosmologie Appliquée. D’ailleurs, un recueil papier d’enregistrements dactylographiés extraits des archives dudit club est en voie de publication aux Éditions de l’Antre, qui ont naguère édité mon confrère Francis Thievicz. Je suis également, au côté de ce dernier, l’un des fondateurs du blog cité plus haut.

EV : Voici une présentation des plus mystérieuses pour un nouvelliste qui existe bien en chair et en os. Mais tous comptes faits, elle te ressemble bien, du moins du peu que je te connais ;)
Depuis combien de temps écris-tu des nouvelles ?

SRV : Depuis 2013, mais si on tient compte de l’ensemble de mes voyages dans l’espace et le temps, je dirais que ma première nouvelle remonte à 1997. Elle s’intitule « Terminus : Latimeria », n’a pas été éditée et ne le sera jamais.

EV : J'espère que tu me feras un jour le plaisir de me la confier pour la publier sur ce blog ;)

SRV : Vraisemblablement pas. Elle a disparu corps et biens.

EV : Quel dommage ! Comment en es-tu arrivé à écrire ta première nouvelle ?

SRV : Un challenge avec mes frères. Tout bête, du genre « Tiens, chiche on écrit une nouvelle chacun ! »

EV : Quelles qualités trouves-tu aux nouvelles par rapport aux autres formes littéraires ?

SRV : Ce que j’aime dans ce format – et plus encore dans la micronouvelle – , c’est le fait d’avoir la possibilité, en quelques lignes ou pages, de pouvoir s’attacher aux faits en laissant de côté les détails. Ma conception de la nouvelle est particulière ; les personnages ne m’intéressent pas, j’aime avoir affaire à des personnes lambdas, anonymes, sans consistance, des pions dont le seul rôle est de servir de véhicule à l’histoire. A moins, bien évidemment, qu’il s’agisse de nouvelles liées par les personnages en question, comme ceux du Club Diogène ou du Club de Curiosités.

J’aime aussi cette possibilité d’ouvrir des portes sans pour autant les refermer, afin que le lecteur doive faire un effort d’extrapolation, d’interprétation ou de contextualisation pour trouver sa propre version des choses. En tout cas c’est ce que je recherche dans les nouvelles en tant que lecteur. Je n’aime pas celles qui sont de petits romans miniatures dans lesquels on s’attarde à me parler des gens…

EV : Quels genres littéraires abordes-tu dans tes écrits ?

SRV : Essentiellement le fantastique et la science-fiction, mais sous le pseudonyme Sylvain R:é, j’écris des choses plus proches du policier, ou du « noir » (je ne saurais trop le définir).

EV : Encore un exemple de tes personnalités multiples ;)
Comment te vient habituellement l’inspiration ?

SRV : Bizarrement, il n’y a aucune règle. Bien souvent les idées de nouvelles arrivent sans prévenir… et peuvent repartir aussi vite si je ne les écris pas.

EV : Peux-tu nous en dire plus sur tes habitudes d’écriture ?

SRV : J’écris le plus souvent sur papier, avec mon stylo-plume antédiluvien, c’est là que je prends le plus de plaisir. Il m’arrive toutefois de taper directement les textes sur mon pc, mais dans la mesure du possible j’évite. Je n’ai pas de règle particulière quant aux horaires ou à la régularité, mais j’éprouve beaucoup de difficultés à écrire ailleurs que chez moi, dans le calme absolu. L’idéal, c’est dans mon jardin, avec un bon café.

J’essaye aussi, quand c’est possible, de ne pas rédiger de synopsis ou autre schéma, sinon ça me gâche le plaisir d’écrire le texte final. Souvent, quand l’idée que j’ai en tête ou sur papier est trop précise, je ne ressens plus du tout l’envie de l’écrire… j’aime découvrir une grosse partie de l’histoire au fil de l’écriture.

EV : Serais-tu de ces auteurs qui se laissent parfois mener à la baguette par leurs facétieux personnages ? ;)
As-tu une anecdote à raconter à nos lecteurs sur ta vie d’auteur ?

SRV : Il paraîtrait que j’écris sous 10 pseudonymes différents qui sont fonction du type de texte, de l’époque d’écriture de ceux-ci, ou des collaborations avec d’autres auteurs.

Ah ! Et Francis Thievicz ne fait pas partie de ces 10 noms, comme certains le pensent.

EV : La chasse est ouverte : lequel de nos lecteurs livrera ces 10 pseudos en commentaire de cette interview ? ;)
Quel conseil donnerais-tu à celui qui voudrait écrire des nouvelles ?

SRV : De ne pas écouter les conseils des autres, au risque de faire comme tout le monde. J’aime les expérimentations, les bizarreries, c’est ce qui fait la richesse des styles.

EV : Et au lecteur de nouvelles ?

SRV : D’aller faire un petit tour du côté des micronouvelles, qui sont d’une richesse incroyable. Il y a de quoi faire en ligne avec "Les deux Zeppelins", "la Fabrique de Littérature Microscopique" ou "la Microphéméride".

EV : S’il y avait un livre que tu as lu et apprécié et dont tu aurais aimé être l’auteur, ce serait lequel ?

SRV : En restant dans le domaine francophone, je citerais « La Malvenue », de Claude Seignolle, mais je quitte le champ de la nouvelle. Il s’agit d’un chef d’œuvre évoluant dans un fantastique romanesque sobre, sans ne jamais verser dans la mièvrerie. Le style de Seignolle est formidable, et son pouvoir d’évocation incomparable.

Pour contre-balancer j’ai envie d’ajouter « Romans », le recueil de saynètes de Philippe Gindre et Christian Hibon, que je ne me lasse jamais de relire pour les raisons décrites plus haut et liées à la liberté d’interprétation qu’offre ce genre de micronouvelles.

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 EV : Voici une question traditionnelle, même si tout le monde connais évidemment la réponse : as-tu déjà été publié ? ;)


SRV : Oui. Dans différentes revues (Chroniques d’Altaride, Fanzeranto, Short Stories etc., Corbeau, Cohues, FPM) et anthologies (chez La Matière Noire, Les Uchroniques, L’ivre Book, Les deux Zeppelins, Lominy Books, Les Deux Crânes, Sous la Cape). J’ai également un texte hébergé par Francis Thievicz dans son recueil "Suicide Club" paru chez Heresie.com.

En tête d’affiche, j’ai un recueil de nanonouvelles intitulé "Micronomicon", paru en 2015 chez -36° éditions, une nouvelle policière intitulée « Faux pas », parue également en 2015, chez Sous la cape.

J’ai également publié un long poème fantastique de 25 strophes que j’ai écrit en espéranto et que Céline Maltère a adapté en français. Il s’appelle La « Civito de la Nebuloj » (La Cité des Brumes en vf). La particularité du projet éditorial, c’est qu’après avoir décidé de le faire illustrer par différents artistes, je tente à l’heure actuelle de trouver des éditeurs pour les différentes versions. A ce jour 3 éditions sont parues et une est sur le point d’arriver, toutes dans des versions bilingues français / espéranto. Ces éditions sont parues chez Les deux Zeppelins (v.1.0), Les Deux Crânes (v.2.0), LoPoĈo (v.3.0) et Les Braquignoles (v.4.0).

Enfin, sortira très bientôt un recueil pour le moins original aux Editions de l’Antre : « Memento Temporis ».

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EV : Peut-on trouver certains de tes textes sur le web ?

Pas tellement, au final, mais on pourra trouver la version française de la Cité des brumes et quelques micronouvelles du club Memento Temporis.

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EV : Où peut-on te retrouver ?
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