1975269_10203682436608269_1694915645_n (2)_1 Il n'y a pas que la Science Fiction en littérature ;)
Je suis donc particulièrement heureux de recevoir aujourd'hui
une nouvelliste qui écrit surtout des textes qui ne relèvent pas de la SF !

J'ai le plaisir d'accueillir Danielle Akakpo

  A la suite de l'interview, vous trouverez un texte inédit de Danielle
que j'ai l'honneur de publier ici : « La bande au Léon »

EV : Bonjour Danielle. Pour entamer cet entretien, peux-tu te présenter en quelques phrases ?

DA : Cadre administratif, aujourd’hui heureuse retraitée, je vis à Saint-Etienne d’où je suis native et que j’ai retrouvé après quelques années d’exil pour raisons professionnelles. J’aime bien ma ville, même si je rêve bien souvent de vivre à Paris. Mais rêver, comment vivre sans ? Je partage mon temps entre l’écriture, des activités associatives, l’administration et l’animation d’un forum dédié à l’écriture. Précision d’importance : je déteste les gens qui se prennent trop au sérieux et je n’aime pas non plus me prendre trop au sérieux.

EV : Un forum dédié à l'écriture ! Peux-tu nous en dire davantage ?

DA : J’ai fait connaissance par la presse en 2002 avec l’association Cercle Maux d’Auteurs créée en 2001 par une jeune stéphanoise. Elle fonctionnait sous la forme d’un site internet sur lequel on pouvait poster ses textes en lecture et d’un forum. Au fil du temps, je suis devenue secrétaire puis présidente de l’association. Avec le fleurissement des blogs et sites d’auteurs, l‘association a fini par être dissoute. J’ai conservé le forum Maux d’Auteurs, lieu d’échange et de partage entre auteurs : on y trouve d’aimables relecteurs, des conseils avisés, des renseignements sur les maisons d’édition. Ce qui me fait le plus plaisir, ce sont les liens qui se sont créés grâce au forum de personne à personne et qui se concrétisent par des rencontres. Le roman « Détestable Antigone », largement romancé, m’a été inspiré par les désagréables interventions de ce que l’on appelle un pou, ou une punaise de forum inscrit pour le seul plaisir de dénigrer et ennuyer les autres !

EV : Je crois d'ailleurs que plusieurs contributeurs de ce forum ont déjà été mis à l'honneur sur cette chronique :)
Depuis combien de temps écris-tu des nouvelles ?

DA : J’ai commencé en 2002, si mes souvenirs sont bons. Auparavant, je cachais dans mes tiroirs des bribes de textes romantiques ou satiriques qui ont terminé leur existence à la poubelle !

EV : Quel dommage : il y avait peut-être quelques perles dans le tas !
Pourquoi as-tu écrit ta première nouvelle ?

DA : Ma plume ayant été brimée par de nombreuses années de rédaction administrative (et le manque de temps), je mourais d’envie de lui rendre sa liberté, sa fantaisie. Internet m’y a aidée. Le fait de m’être inscrite sur un site fonctionnant sous la forme associative où l’on pouvait poster ses écrits, participer à des jeux d’écriture, recevoir des avis et des conseils m’a permis de me lancer vraiment, je veux dire par là d’oser montrer ce que j’étais capable de produire : franchir ce pas était pour moi une chose difficile.. La plupart des intervenants, chevronnés ou non, étaient des amateurs de nouvelles.  J’ai posté mon premier texte d’une main tremblante, j’ai été encouragée, et j’ai continué avec de plus en plus d’assurance.

EV : Ton expérience montre une fois encore l'importance de la communauté amicale constituée de nombreux auteurs...
Quelles qualités trouves-tu aux nouvelles par rapport aux autres formes littéraires ?

DA : La forme courte me convient parfaitement. D’une façon générale, en matière de lecture, je fuis les gros pavés, les romans fleuves qui me rebutent ! Et ce n’est nullement une question de paresse. Donc je fais de même lorsque j’écris.

La nouvelle requiert des qualités de concision, de fignolage du style, de recherche du mot juste, sans parler de la technique de la chute :un vrai challenge !.

EV : Quels sont les genres littéraires que tu abordes dans tes écrits ? 

DA : Pas de nouvelles historiques, récits de voyages chez moi. Parfois un soupçon de SF mais pour délirer, parfois un brin de polar. Je ne dirais pas non plus romance, qui m’évoque la collection Harlequin. Mon inspiration me vient de la réalité autour de laquelle je brode à plaisir. Quoique, je viens de lire sous la plume de Yann Queffelec que « broder c’est mentir ». Je serais donc une menteuse ? Sérieusement, j’aime que mes histoires aient un parfum de vécu, que le lecteur puisse s’y retrouver, un peu, beaucoup. J’aime traiter des relations humaines, des caractères, fustiger chaque fois que je le peux ce que j’ai en horreur : l’autoritarisme, la prétention, le racisme. Toutefois, loin de moi l’intention de m’ériger en moraliste. De l’humour, autant que possible de l’humour...

EV : Je suis vraiment ravi de rencontrer aujourd'hui une nouvellistes dont le genre particulier n'est pas la SFFF. Qu'on se le dise, les nouvelles ne sont pas réservées à la science-fiction ?
Comment te vient en général l'inspiration ?

DA : Précisément en observant autour de moi, en piochant dans des anecdotes, des aventures ou mésaventures qui sont arrivées dans mon entourage ou me sont arrivées, ou dans les faits divers. A partir de là, je bâtis, je déforme, reforme, embellis ou noircis. Et participer régulièrement à des jeux d’écriture est aussi un formidable moteur.

EV : Peux-tu nous en dire plus sur tes habitudes d’écriture ?

DA : .Je ne sais plus écrire avec un stylo ! Ordi de suite et, considérant que je ne cesse de reprendre mon travail jour après jour, de modifier régulièrement parce que je suis une éternelle insatisfaite, le traitement de texte est pour moi l’outil idéal.

J’écris en général chez moi. Je n’ai pas spécialement besoin de solitude. D’ailleurs, mon PC est installé dans la pièce principale et quand j’écris, je parviens à oublier les bruits ambiants, et pas seulement les bruits. J’oublie même qu’il y a une casserole sur le feu dans la cuisine !

Je peux écrire à tout moment, matin, soir, nuit, mais par petites tranches. Rarement plus d’une heure d’affilée. Je préfère procéder par étapes successives. Et, je l’avoue sans honte aucune, si l’écriture renâcle, je fais un break et passe à autre chose.

J’avoue aussi  que je me sens bien dans mon désordre. Jamais de plan. Lorsque l’idée d’une nouvelle a jailli, il peut m’arriver d’écrire la première phrase, une partie que je sens bien, ou la chute avant de dérouler la trame entière.

Les idées, les images, peuvent surgir à tout moment, à l’occasion d’une lecture, d’une promenade, dans les transports en commun. Soit je les consigne sans tarder, soit je les mémorise pour les insérer là où il faut, à l’intérieur du texte.

EV : As-tu une anecdote à raconter à nos lecteurs sur ta vie d’auteur ?

DA : Ai-je une vie d’auteur ? C’est un bien grand mot !  Lors d’un salon littéraire à Lyon, alors que je présentais un de mes recueils à une visiteuse, je lui ai demandé si elle aimait les nouvelles. La brave dame a poussé un cri horrifié : « Alors ça, les nouvelles, je les regarde jamais à la télé, elles sont toujours mauvaises !)

Je pourrais aussi citer une personne qui m’a demandé s’il était possible de pratiquer la coécriture sans entretenir une relation amoureuse avec son co-auteur ! (Les mots étaient plus crus !) Elle ne m’a pas crue quand je lui ai expliqué que mon coauteur et moi ne nous connaissions et n’échangions que par mails.

EV : Morale de la première histoire : lisez des nouvelles plutôt que de les regarder, c'est bien mieux :)
Quels concseils donnerais-tu à celui qui voudrait écrire des nouvelles ?

DA : Lisez de bons auteurs, Maupassant, entre autres. Ensuite, de la patience, du travail, du travail et de l’humilité.

EV : Et au lecteur ?

DA : Lisez les miennes, évidemment ! Blague à part, je leur conseille de continuer, de repérer sur le Net les maisons d’édition spécialisées dans la nouvelle, de faire partager leurs lectures à leurs amis, leurs relations pour contribuer à ce que genre ne soit plus considéré soit comme un gente mineur, soit comme un genre élitiste, en tout cas boudé par beaucoup de libraires.

EV : Excellent conseil ! :)
S’il y avait un livre que tu as lu et apprécié et dont tu aurais aimé être l’auteur, ce serait lequel ?

DA : « Le Grand Meaulnes » d’Alain Fournier, un bouleversement en période d’adolescence. Je ne suis pas sûre que je l’apprécierais autant si je le relisais maintenant. Plus récemment, je citerais « Beloved » deToni Morrison.

EV : Aurais-tu un coup de cœur ou coup de gueule à ajouter ?

DA : Mon coup de cœur : les excellentes nouvelles de mon ami Alain Emery.

Mon coup de gueule : quel dommage que la culture soit en train d’être formatée, et les honneurs réservés à une poignée d’auteurs publiés par les grandes maisons parisiennes !

Elles et Eux (2)Un homme de Trôo91ccC1FJ+rL    Antigone 

EV : Peux-tu nous parler de tes publications ?

DA : J’ai eu la chance d’être publiée plusieurs fois (Sans parler des nombreuses participations à des recueils collectifs qui sont toujours source de partage et d’émulation.)

  • « Elles et Eux » Recueil de nouvelles  2006 (Editions Ecriture et  Partage) 
  • « Un Homme de Trôo », roman en coécriture avec Jean-Noël Lewandowski (PLE éditions)  2006
  • « Quelle comédie la vie » recueil de nouvelles (PLE éditions) 2008
  • « Détestable Antigone » roman (Laura Mare éditions)2010    
  • « Jen et Juliette »  Roman ( Eastern éditions) 2013             
  • « D’amour et d’oseille »  Nouvelle (Jacques Flament édition) 2013    
  • « Toi, ma p’tite folie ! » (Zonaires éditions) juin 2015 

«Elles et Eux », «Quelle comédie la vie », «Détestable Antigone » sont épuisés. Il m’en reste quelques exemplaires. « Jen et Juliette » se trouve ou se commande en librairie. « D’Amour et d’Oseille » et « Toi ma p’tite folie » se commandent directement chez l’éditeur (ou chez l’auteur.)

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EV : Où peut-on te retrouver ?

EV : Merci Danielle pour le temps que tu as bien voulu nous consacrer, ainsi que celui que tu donnes à bien des nouvellistes par le biais du forume Maux d'Auteurs :)


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Danielle Akakpo nous propose une nouvelle inédite,
relevant de la chronique sociale.
C'est un peu acide, mais néanmoins très plaisant !
Bonne lecture :)

LA BANDE AU LÉON

 

La bande au Léon, c’est ainsi qu’on les avait surnommés au village. Ils avaient lié connaissance au Café de la place. On ne savait pas trop ce qui avait pu rapprocher l’ancien cheminot, venu s’installer à la campagne après sa retraite, de ces six larrons qui n’avaient jamais quitté le coin. Toujours est-il qu’ils tenaient joyeuse tablée au bistrot tous les soirs de la semaine ou presque, et qu’il ne faisait pas bon les déranger au milieu d’une partie de coinche. Encore moins s’immiscer dans ces drôles de conversations au cours desquelles ils refaisaient le monde à leur façon. Lorsque le Léon n’avait plus eu la jambe assez sûre pour parcourir la distance qui le séparait du bourg, la bande s’était tout naturellement transportée chez lui.

Il a tiré sa révérence, le Léon. Dès le lendemain de la cérémonie, la bande a pris en catimini le chemin de sa maison, deux par deux, à intervalles d’un quart d’heure. La bicoque était isolée, mais mieux valait prendre des précautions, ne pas attirer l’attention … La Marie avait les clés : elle faisait les courses et le ménage les derniers temps. Volets fermés, deux jours durant, ils ont passé les lieux au peigne fin, échangeant à peine quelques mots, trop absorbés par leurs recherches. Ils avaient pourtant de sacrés souvenirs des soirées avec le Léon, même si le vieux malin les menait par le bout du nez. Il voulait jouer aux cartes ? Ils obtempéraient. Il optait pour les dames ou les petits chevaux ? Ils suivaient. Il les installait devant un vieux western télévisé ? Ils faisaient le deuil du match de foot ou de leur série préférée. Ils y trouvaient leur compte, car le Léon offrait toujours un casse-croûte royal et débouchait généreusement ses bouteilles de Morgon ou de Blanc d’Alsace. Sans parler des billets qu’il glissait dans les poches pour les anniversaires des petits, les études du grand ou les fins de mois difficiles. Sa bande, c’était son assurance contre la solitude au Léon qui n’avait plus aucune famille.

Le Louis et le Germain, deux cantonniers plus souvent appuyés sur leur balai et leur pelle et occupés à taper la discute plutôt qu’à nettoyer les trottoirs de village, se sont attaqués à la chambre à coucher du défunt. Ils ont mis sans dessus dessous les piles de caleçons et de pyjamas dans la commode, ont fouillé les poches des pantalons et vestes accrochés dans l’armoire. Sans succès. Allongés par terre pour jeter un œil sous le lit, ils se sont trouvés face à un troupeau de moutons gris qui leur ont arraché quelques plaisanteries salaces entre deux crises d’éternuements : « Ben la Marie, question ménage, ça laissait à désirer ! Hé hé, c’était peut-être plus agréable d’œuvrer dans le lit que dessous ! »

Dans la salle à manger, le Jo et sa Fanny, un jeune couple de parents indignes qui laissaient leurs quatre gosses seuls à la maison le soir – une cuillérée de sirop calmant et tous dormaient comme des anges jusqu’au matin – ont déménagé fébrilementverres et assiettes du vaisselier, inspecté le canapé, fait valser les livres de la bibliothèque. En vain.

Le Toine, oubliant l’arthrose qui ornait ses doigts de bosses douloureuses, s’est affairé dans le cellier, la salle de bains et les toilettes où il a démonté la chasse. « Que dalle ! » a-t-il juré, dépité, en crachant par terre !

La Marie, grande girafe desséchée par de trop longues années de célibat, avait longtemps espéré mettre le grappin sur le Léon. En dépit de son dévouement en tant que bonne à tout faire puis infirmière, il n’avait jamais manifesté le moindre désir de nouer des liens plus intimes. Elle a officié dans la cuisine qu’elle connaissait bien. Son premier geste a été d’ouvrir la boîte à biscuits où le Léon déposait l’argent des dépenses courantes : elle en a extirpé un billet de cinquante euros. Toujours ça de pris, mais une paille à côté de ce qu’elle escomptait ! De ce qu’elle méritait.

Vers 19 h, le second jour, le logis avait pris l’allure d’une décharge publique. Réfrigérateur et lave-linge renversés, coussins et matelas éventrés. Pas une boîte, pas un bibelot n’avait été oublié. Pas un recoin n’était resté inexploré. Sans résultat.

Suant, soufflant, la bande, démoralisée, s’est effondrée sur les chaises de cuisine pour faire le point. Bredouilles, tous bredouilles… Si l’on exceptait de petits souvenirs, des bricoles… Le Louis a sorti de sa poche la montre du défunt. Le Léon serait sûrement content qu’un ami la récupère.  « Ma foi, ça m’a tout l’air d’être de l’or, s’était-il dit en l’extirpant du tiroir de la table de nuit, j’en tirerai sûrement un bon prix. »  Dans la foulée, le Germain a posé sur la table la pipe et les paquets de tabac récupérés dans la chambre. La pipe, il la fumerait en pensant au Léon, ça lui ferait plaisir s’il le voyait de là-haut. Sous-entendu, une Saint-Claude, un objet de collection qui ne devait pas valoir deux sous ; quant au tabac, au prix où il était, ç’aurait été pitié de le gaspiller, sa vieille bouffarde ébréchée s’en satisferait. Le Jo et sa Fanny ont déclaré qu’ils aimeraient emporter la vaisselle de porcelaine et les verres en cristal, pour se rappeler les bons moments passés avec le Léon. Comprenez qu’en habitués des vide-greniers, ils auraient tôt fait de les convertir en espèces sonnantes et trébuchantes. Les livres, ils n’en avaient rien à faire. Eux, ils achetaient le canard local, pour faire comme tout le monde au pays, et puis c’était bien utile à la Fanny pour envelopper les épluchures. L’amertume se lisait dans les regards, résonnait dans les propos désabusés. Ils en étaient à regretter d’avoir fait les frais de chapeaux, de vêtements noirs pour l’enterrement. Pire, de s’être cotisés pour une superbe gerbe multicolore « À notre cher Léon, notre ami, notre frère. »

Diable, il devait bien se trouver quelque part ce magot ! Il ne se passait pas un jour sans que Léon leur serinât sa méfiance envers les banques. Le Louis le conduisait chaque mois à l’agence postale où il retirait l’intégralité de sa retraite. Impossible qu’il ait tout dépensé. La Marie était sur le point de montrer son billet de cinquante euros lorsque tous se sont mis à l’accabler de reproches. Elle qui passait le plus de temps avec le vieux, pourquoi ne l’avait-elle pas cuisiné, surtout sur la fin quand il était si faible ? Qui sait, peut-être bien qu’elle l’avait fait ? Au fait, elle avait accompagné le maire, lorsqu’il était venu fouiller dans les papiers du Léon. D’après elle, ils avaient juste récupéré son contrat obsèques. Allez savoir si elle n’avait pas mis à profit cette visite pour subtiliser la galette et la planquer en lieu sûr. La Marie, hors d’elle, s’est saisie du balai et les a menacés –« bande de charognards ! » – de les chasser de la maison et d’appeler les gendarmes.

Le Toine était resté étrangement pensif, silencieux. Tout à coup, après avoir lampé d’un trait son troisième verre de gnôle, son timbre nasillard a couvert le vacarme de la querelle. « Vos gueules !...Dites donc, le cabanon dans le jardin, on n’y a pas pensé… »

Les six se sont rués à l’extérieur, ont défoncé la porte de la cahute à coups de pieds. Entre une pelle et un râteau, derrière une pile de cageots, ils ont découvert une grande lessiveuse. La Marie a soulevé le couvercle… et un concert de cris enthousiastes. Les mains ont plongé dans le récipient. Qu’il était doux le contact avec les billets, qu’il était agréable à l’oreille le crissement du papier !

Deux jours plus tard, les gredins étaient attablés dans un quatre étoiles en ville. Pendant que le vieux Léon bouffait les pissenlits par la racine, sa bande de faux amis faisait bombance, verre de champagne en main et cigare au bec.



 

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