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Sa modestie n'a d'égale que son talent.
Il pratique l'autodérision avec art.
C'est pourquoi certains ne le connaissent
que sous le sobriquet de "Vieufou".

J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Frédéric GAILLARD

EV : Bonjour Fred. Comment dresserais-tu ton portrait pour nos lecteurs ?

FG : Pas évident, l’introspection, pour moi. Attends, Sigmund, je m’allonge… Qui suis-je ? Un vieux fou, aux dires de certains (rire), d’où mon pseudo qui fait hausser plus d’un sourcil. Ou un faucon, qui sait. Un phénix qui s'est fait descendre.

Je suis un abandonnique qui a grandi entre un scrabble, plusieurs piles de livres et un dictionnaire, un faux calme un peu grande gueule, dévoré depuis toujours par une fringale de livres, qui a passé son adolescence le nez dans les nuages à jouer à saute-Rorschach en gribouillant des poèmes introspectifs au lieu de suivre en cours, trop englué dans ses souffrances intérieures pour pouvoir se concentrer sur des apprentissages.

Autodidacte dilettante polymorphe, expert en procrastination différée, mon échec scolaire m'a éloigné de tous les textes classiques qu'on étudie après la troisième, et qui forgent un capital littéraire pourtant fort utile, pour me rapprocher d'univers fantastiques, oniriques et chimériques dans lesquels j'aimais m'évader. Adolescent, une guitare fut à la fois mon radeau et mes rames et me permit de poser des mots et des notes de musique sur mes maux, dans une poésie spleenesque et noire (Baudelaire semait tous les soirs ses fleurs dans mes sillons cérébraux), de me révéler à moi-même et d’exister aux yeux des autres autrement que par des calimérages.

À vingt ans, je suis devenu objecteur de conscience, parce que je n'ai toujours tué mes semblables que sur le papier, parce que, comme l'a écrit Gérard Manset et l'a chanté Brigitte Fontaine, "on ne tue pas son prochain. Ça ne se fait pas. Ça n'est pas bien."

A la même époque, je m'initiai aux jeux de rôles, qui me permirent d'ajouter une dimension théâtrale à mes lectures et d'agrandir encore plus la carte de mon imaginaire débridé. C'est là que je découvris un maître du genre, Howard Philips Lovecraft. A propos de théâtre, je goûtai ensuite aux planches avec délectation en interprétant sur scène dans les années 90 un vieux rat guitariste désabusé, tiré de la série de Bds de Ptitluc.

Sur un plan professionnel, je me suis très vite dirigé vers l’animation de quartier et le travail social, principalement auprès d’enfants et d’adultes handicapés. Actuellement, depuis une dizaine d’années, je suis meilleur de nuit dans un foyer de cent zarbis.

Aujourd'hui, je suis un grand ado de 14 ans toujours en pleine crise (à 48 balais), un peu border-line, pas très sûr de moi, même si j'arrive le plus souvent à donner le change, marié et père de trois enfantastiques.

Phobique des voitures (dans le mot voiture il y a tue) et des cons d'ucteurs (je n'ai jamais très bien saisi ce que signifie ce terme mais j'ai arrêté de chercher, maudissant le syndrome Jekyll-Hyde que contracte l'être humain dès qu'il met le contact), je m’éloigne rarement (et douloureusement) à plus d’un jet de pierre de chez moi (je n’ai même pas le permis), fort marri que dans l'inconscient collectif on ne soit vu comme un "adulte", et respecté comme tel, que si l'on possède ce bout de carton rose donnant le droit (ou du moins la possibilité) à un presque adulte d'écraser ses semblables sous plusieurs centaines de kilos d'acier lancés à pleine vitesse.

En revanche, j’ai dû faire à pied l'équivalent d'un ou deux tours du monde et j'ai vécu dans ma tête des milliers d'aventures aux confins de l'univers connu, mais également sur des planètes (voire des planêtres) imaginaires, à la rencontre de personnages légendaires (j'en ai créé certains moi-même, n'arrivant pas à combler mes attentes dans les créations d'autres rêveurs de mon espèce)

Aux dires de certains sycophantes, j'écris sans l'aide de mon cerveau gauche, siège de la raison et de la pensée analytique.

EV : En te posant la question précédente, je n'imaginais pas obtenir une réponse si détaillée qui fasse si bien ressortit certains de tes traits de caractères, ainsi que ton amour pour les mots :)
Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire ta première nouvelle ?

FG : Sans doute la nécessité qu’éprouvait mon inconscient encagé de s’exprimer, d’appeler au secours, de s'évader. J’avais entre 9 et 10 ans, c’était l’histoire d’un lionceau ailé, fils d’une lionne et d’un aigle, qui recherchait ses origines. Une forme de thérapie sans psy ni cachets, mais ô combien nécessaire et salutaire, rédigée sur le carton d’une des chemises de mon grand-père… Elle s’est hélas perdue depuis longtemps. La nouvelle suivante, 10 ans plus tard, était relativement autobiographique mais s’orientait déjà vers le fantastique. Celle-là, je l’avais auto-éditée, photocopiée à 10 exemplaires chez le buraliste du coin (c’était avant l’ère des ordinateurs) et distribuée à quelques potes. J’ai remis la main dessus il y a peu de temps, elle possède un côté délicieusement candide qui me fait sourire. Comme certains de mes poèmes de l'époque (ceux qui n'étaient pas complètement sombres).

EV : Ton talent était donc précoce :)
Depuis quand écris-tu régulièrement des nouvelles ?

FG : Je m’y suis remis sérieusement en 2003, une fois tari mon besoin de cracher mes tripes en vers, et après des années de digestion de tout ce que j'avais lu et aimé depuis l'enfance. Lovecraft, Baudelaire, Poe, Stephen King, San Antonio, Barjavel, Bradbury et tant d'autres. L'impulsion est venue de plusieurs idées qui me sont "tombées dessus" sans crier gare, d'histoires ayant la lune comme environnement. Je pensais écrire trois textes de trois ou quatre pages chacun, doutant de ma capacité à faire plus, mais d'autres idées farfelues sont venues en cours d'écriture et en 6 mois j'avais huit nouvelles totalisant une centaine de pages, clin d'œil à peine voilé à certaines chroniques martiennes. Puis d'autres idées sont venues, d'autres textes sont nés, j'ai commencé à prendre confiance en moi et intégré un forum d'écriture (maux d'auteurs), où j'ai fait la connaissance d'auteurs talentueux, plus ou moins éloignés de mon genre de prédilection. J'y ai noué quelques solides amitiés. Poussé par certain(e)s – dont j'ai d'ailleurs cru reconnaître les noms dans quelques unes des interviews de ce blog - je me suis mis à présenter mes textes à des concours, rencontrant quelques succès, puis à des éditeurs qui lançaient des appels à textes thématiques sur la toile. Aujourd'hui j'en suis à plus de soixante nouvelles fantastiques écrites, dont une trentaine publiées dans des recueils, fanzines ou anthologies, des ouvrages d'ailleurs pas exclusivement tournés vers ce genre littéraire.

EV : Oui, oui, effectivement, tu n'es pas le premier nouvelliste que je rencontre à me dire beaucoup de bien des forums d'écriture et de "Maux d'auteurs" en particulier  ;)
Quelles qualités trouves-tu aux nouvelles par rapport aux autres formes littéraires ?

FG : Dans mes lectures, après avoir dévoré moult romans et sagas, je me dirige de plus en plus vers la forme courte, qui doit bâtir en peu de pages un univers cohérent, accrocher le lecteur et lui mettre une grande claque. J'adore passer du rire aux larmes et à l'effroi en sautant d'une histoire à l'autre. La chute doit te clouer sur ton siège en provoquant ces émotions et en te laissant essoufflé comme après un sprint.

Et la nouvelle permet de lire quand on a peu de temps devant soi sans avoir à interrompre le fil d'une histoire et s'y replonger. Lire un roman en dix ou quinze fois parce qu'on est constamment interrompu (sinon par une envie pressante vite assouvible) est très désagréable. La lecture de nouvelles rend les salles d'attente ou les voyages en car ou en train plus supportables.

EV : On se demande vraiment pourquoi ce format court à tant de mal à s'imposer dans la francophonie !
Qu'est-ce qui te plaît en tant qu'auteur ?

FG : Le pied, c'est d'inventer à mon tour des personnages et des histoires équivalents à ceux et celles qui m'ont fait rêver, rire ou pleurer en tant que lecteur. Quand je dis inventer, ce n'est pas le terme exact. Ils existent déjà tous quelque part dans l'éther (!) et se révèlent juste à moi. si je ne les saisis pas au bond, ils repartent hanter l'inconscient de quelqu'un d'autre, et c'est tant pis pour moi, je n'en sera jamais que le lecteur.

J'aime prévoir les réactions que va susciter un texte sur le lecteur, ici un sourcil qui se dresse, interrogatif, là une pomme d'adam qui vaéviente, plus loin un sourire qui s'esquisse, un frisson qui colonnevertébrise.

Je mets beaucoup de ma vision du monde, de mes pensées, de ma philosophie ou de mon caractère (de cochon, animal que j'adore) dans mes textes. J'aime l'idée que les gens qui les liront en seront un peu transformés. Que mes écrits permettront de comprendre qui j'étais. Assez prétentieux, non ?

EV : Prétentieux, je ne sais pas ;) Mais que nos personnages se révèlent à nous plus que nous les inventons, j'en suis certain !
Quels sont les genres littéraires que tu abordes dans tes écrits ?

FG : Les genres... humains. Dans des univers appartenant à la littérature SFFF (science-fiction, fantasy et fantastique), en gardant quand même un pied dans la réalité (mais jamais tous les orteils), en décrivant par allégories et transpositions les travers de l'être humain tel que je le perçois, avec ses bons et ses mauvais côtés. Surtout les mauvais.

On me demande parfois si ce que j'écris ou ce que je lis me fait peur. Bien sûr, c'est quand même un peu le but de ce genre de littérature, se faire frissonner, non? Mais les univers ou les personnages que je crée, par leur côté "irréel" sont toujours moins flippants que la réalité, plus sombre et atroce que tout ce que je pourrais imaginer, et qui nous le démontre tous les jours.Au moins, quand je referme le livre, je sais que le monstre qu'on vient de rencontrer à l'intérieur n'existe pas. Ceci dit, je connais certains humains qui s'en rapprochent dangereusement... et certains des personnages de mes livres existent vraiment, j'ai quelques fois à peine besoin de forcer le trait.

On me dit parfois que je devrais écrire des histoires plus "sérieuses", plus ancrées dans le réel, voire totalement (notamment autobiographiques). Pas envie. Je préfère rester dans mon domaine, dont je connais les codes.

EV : Et tes lecteurs n'ont pas l'air de se plaindre de ce choix :)
Comment te vient habituellement l’inspiration ?

FG : Des fois ça part d'un rien, d'un jeu de mots, d'une association d'idées, d'une situation étrange ou bien réelle que je vais pousser vers l'absurde. Comme d'imaginer par exemple, baisse du niveau scolaire oblige, que le bac du futur sera remplacé par un "petit bac", ce jeu pratiqué aujourd'hui le dimanche en famille; ou que le dopage dans le sport sera un jour légalisé et obligatoire. La plupart du temps c'est la fatigue qui guide l'inspiration, quand l'esprit plonge vers le sommeil, ou lorsqu'il en émerge, ramenant avec lui quelques bribes de rêves, qu'il faut attraper au vol de peur qu'elles disparaissent.

EV : Peux-tu nous en dire plus sur tes habitudes d’écriture ?

FG : J'ai dans mes tiroirs des kilomètres de notes jetées sur des post-it, des coins de nappes, des tickets de bus ou de train, ce qui me tombe sous la main quand l’idée fuse, (même du PQ, c'est pour dire...) tout sauf la laisser filer, la perdre… je me relève au beau milieu de la nuit pour les noter.

Je bénis la fonction copier-coller du clavier de mon ordi. Les ratures et les flèches ça allait bien pour les poèmes mais pour des textes de plusieurs pages, quelle galère...

Je suis souvent victime du Syndrome du texte entamé que je ne parviens pas à finir. Celui de la page blanche, je n’y crois pas trop. J'ai dans mes tiroirs et mes fichiers word des tas d’histoires entamées, souvent réduites à quelques mots mais pouvant aller jusqu'à plusieurs pages, que je ne finirai peut-être jamais, mais que je reprendrai sans doute un jour.

Je peux écrire certaines histoires, les plus courtes, en quelques minutes, mais les peaufiner longtemps avant de trouver les mots qui "collent" exactement à mon idée.

Pour des histoires plus longues, j'ai besoin d'être tranquille, de pouvoir m'y jeter plusieurs heures d'affilée sans être interrompu par une sonnerie de téléphone, sollicité par un de mes enfants ou par une tâche "matérielle" à accomplir. Pour ça, la nuit est idéale. Je suis un oiseau de nuit. Je peux me laisser embarquer par une histoire (comme je viens de le faire par cette interview) jusqu'à perdre la notion du temps et voir l'aube se lever. J'écris soit dans le silence, soit entouré d'une musique d'ambiance qui m'aide à me concentrer (Dead can dance, Pink Floyd, Mike Oldfield, par exemple, ou certaines musiques "classiques" y sont très propices. Mais je peux aussi me servir du bruit d'une foule pour m'isoler complètement, tant qu'elle ne sollicite pas mon attention. Je suis dans ce cas complètement "dans ma bulle".

Je n'ai jamais de plan, souvent à peine une vague idée de départ, mais je ne sais jamais à l'avance quelle va être la longueur d'un texte (à part pour les très courts), ni où il va m'emmener ou comment il va finir. Je le découvre souvent en même temps que mes personnages, et suis souvent étonné des rebondissements imprévus, cocasses ou dramatiques, que cela génère.

EV : Je suis rassuré de ne pas être le seul à avoir du mal à achever un texte plus long qu'une nouvelle ;)... et de ne pas être le seul auteur insomniaque :)
As-tu une anecdote à raconter à nos lecteurs sur ta vie d’auteur ?

FG : Quelques fiertés... en vrac

Le plaisir d'avoir rencontré des tas de gens bien. Parmi eux, récemment, une auteure d'une autre heure puisque presque nonagénaire, ayant écrit un livre sur le rastafarisme, à côté de qui je serais sans doute passé si nous n'avions pas eu en commun l'écriture. Pourtant elle habite presque au bout de ma rue...

Avoir gagné en 2011 le premier prix du concours de nouvelles de Montrouge, dont le jury était présidé par Jean Giraud (Alias Moëbius) mais le regret de n'avoir pas pu me rendre à la remise des prix et rencontrer l'artiste, qui est hélas décédé quelques mois plus tard.

Avoir vu une de mes nouvelles publiée dans Lanfeust mag, dans un numéro tiré à 40 000 exemplaires, et plusieurs autres dans des fanzines canadiens.

Avoir eu un de mes textes traduit en Italien, publié dans un périodique de là-bas, et également récemment en anglais dans un fanzine bilingue.

Avoir fait plein de belles rencontres virtuelles, certaines étant devenues des amitiés, s'étant par la suite incarnées lors de salons du livre ou de remises de prix.

Du coup être pote avec la meilleure nouvelliste lyonnaise.

La satisfaction de voir que ma vie d'auteur a redynamisé ma vie de lecteur.

Le plaisir de voir certains de mes textes illustrés par de talentueux dessinateurs. Ça fait tout drôle de "voir" des personnages qu'on a décrits en mots prendre corps en images. Du coup je me plais à les imaginer un jour futur adaptés en BD, voire en courts-métrages, pourquoi pas ?

La fierté mêlée d'un étonnement tout enfantin de voir mes histoires être appréciées des lecteurs, mais aussi d'être accepté par des auteurs que j'admire.

Ma difficulté à me sentir légitime face à de tels auteurs (que ce soit généralistes ou fantastique), mon manque de confiance en moi, mon étonnement un peu enfantin quand je constate qu'une de mes histoires plaît et le piège de l’orgueil, de la grosse tête, qui guette, jamais loin, tapi dans l'ombre entre deux nouvelles. Cette ambivalence qui me rend à la fois capable d’être trop fier de moi et de me la péter grave, et l'instant d'après de déprimer en me sentant trop nuuuuuul !

EV : Tu as bien raison d'être fier de tout ça !
Que conseillerais-tu à celui qui voudrait écrire des nouvelles ?

FG : Je n'ai pas la prétention de pouvoir donner des leçons à d'autres. Mais je vais quand même te répondre : Lire beaucoup, beaucoup écrire, se modester sans cesse. Se laisser emporter par son imaginaire sans barrières, sans tabou, sans limite. Oser. Ne pas hésiter à jouer avec les mots, les tordre, en inventer. Se documenter un minimum, histoire de pas écrire trop de conneries. Mais si c'est le cas, y aller à fond et les assumer.

(On m’a dit un jour, si tu n’as pas d’idée, n’écris pas n’importe quoi. Je pense le contraire. Ecris, il en restera toujours quelque chose…)

Faire relire, corriger, améliorer, critiquer vos textes (par d'autres yeux que ceux, souvent déjà acquis, du cercle familial ou amical) puis au bout d’un moment laisser reposer parce que prendre du recul, ça a du bon. Comme je me plais à le dire, "si t'as le nez dans le guidon, gare à tes c.. dans les rayons" (Ooooh !). Amis de ma poésie, bonsoir...

Oser les envoyer au front, les présenter à des concours, où des professionnels (du moins des gens motivés) les liront, les évalueront et vous en feront des retours (négatifs ou positifs mais toujours bons à prendre si correctement argumentés). Les goûts et les couleurs étant variables, certaines histoires ne toucheront pas un jury mais en enchanteront certainement un autre. On ne peut pas plaire à personne...

EV : Et à un lecteur de nouvelles ?

FG : Aucun, sinon de lire les miennes. Et celles d'un tas d'autres auteurs de talent. Et de ne pas croire que seuls les anglo-saxons savent écrire des nouvelles, ni que les français ne savent écrire que des romans. Parmi les nouvellistes actuels que je cite ci-dessous, il y a de véritables orfèvres.

EV : S’il y avait un livre que tu as lu et apprécié et dont tu aurais aimé être l’auteur, ce serait lequel ?

FG : plein, j’ai tripé sur tellement d’histoires…

Auteurs fétiches : Barjavel, Bradbury, Matheson, Poe, Lovercraft, Pratchett, Maupassant, King, Masterton, Orwell, Ann Mc Caffrey, Frémion, Robin Hobb, K. Dick, Gougaud, Huxley, M. Zimmer Bradley, Brussolo, Saint Exupéry et des dizaines d'autres.

Depuis quelques temps je lis presque exclusivement des livres qui m’ont été dédicacés par leurs auteurs, ce qui m’a permis de découvrir quelques belles plumes (en fantastique mais pas seulement) : Emmanuelle Cart-Tanneur, Eric Gohier, André Fanet, Valérie Brun, Danielle Akakpo, Julien Noël, Yves-Daniel Crouzet, Anthelme Hauchecorne, Romain Billot, Sébastien Tissandier, Dominique Chappey, Benoît Camus, Frédéric Livyns, j'en oublie, qu'ils (elles) me pardonnent...

EV : J'ai déjà eu le bonheur d'accueillir plusieurs d'entre eux dans cette chronique :)
Qu’aimerais-tu ajouter ?

FG : Euh, pour un auteur de nouvelles, qui de surcroît n'aime pas trop parler de lui, j'ai déjà été super long, là, non ?

EV : Tu as dis beaucoup de choses, mais on ne s'en lasse pas :)
As-tu déjà été publié ?

FG : Outre une trentaine de nouvelles parues en revues recueils et anthologies collectifs (bandeau déroulant visible sur mon blog), mes trois premières nouvelles "rien qu'à moi" : « Le petit oiseau va sortir », « Du plomb dans l'aile » et «Jeux de dopes ».

Couv-oiseau-recto  image179  couv Jeux de dope VFG21 

Et mon premier recueil, « Infemmes et sangsuelles », comprenant 15 nouvelles, qui vient de paraître aux éditions Lune écarlate.

infemmes-et-sangsuelles

EV : Peut-on trouver certains de tes textes sur le web ?

FG : Je ne suis pas très "numérique", préférant le bon vieux livre papier, néanmoins quelques textes de mon cru m'ont échappé et sont lisibles à plusieurs endroits sur la toile :
1- Le 7e continent 2- Vivre enfin (le premier prix du concours de Montrouge) 3- sur ma page we love words, quelques textes courts

EV : Où peut-on te retrouver ?

FG : À la maison autour d'une bière, avec ma gratte (mon hospitalité peut aller d'un verre jusqu'à une nuit sous mon toit, y a toujours un lit libre pour les amis de passage).

  • Email : un peu jauni par la clope et le café mais tous les chicots sont encore d'origine
  • Site Web : l'antre du Vieufou
  • Compte FB : Vieufou auteur, ainsi que les pages portant les noms de mes trois nouvelles et celle de mon recueil

EV : Merci Fred d'avoir ainsi pris le temps de satisfaire ainsi notre curiosité :)

FG : Merci pour tes questions ! Je tiens à préciser que cette interview a été réalisée sous nuit blanche...
À bientôt autour d'un verre et d'une chanson...


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